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Histoire et situation La commune de Le Mouret n'a pas une vieille histoire, elle est née le 1er janvier 2003 de la fusion des communes de :
Bonnefontaine Essert Montévraz Oberried Praroman Zénauva La Commune Le Mouret est issue
de la fusion de 6 communes: Bonnefontaine, Essert, Montévraz, Oberried,
Praroman et Zénauva. Elle couvre une superficie de
18.5km2 , dont 285 ha de forêt, pour une population de 2700
habitants (arrondi). Le point le plus bas se situe
aux environs de 700m, alors que le point culminant avoisine les 1300m
d’altitude. Comment en sommes-nous arrivés
là ? En fait les origines de notre Commune remontent
à fort longtemps, puisque diverses découvertes archéologiques
attestent que la contrée fut habitée dès les temps préhistoriques. Plus tard, les
Romains, se mêlant aux populations locales, s'y établirent. Diverses découvertes
au village, dont les ruines d'un aqueduc, ou les traces de bastions sur diverses
éminences alentours prouvent qu'on y trouvait alors une véritable agglomération,
certainement aussi populeuse qu'aujourd'hui, sinon plus. Je vous fais grâce
des diverses annexions, partages et autre vente de territoire survenus dès lors
pour arriver directement en 1644, date de création de la nouvelle paroisse
St-Laurent, comprenant les communes de Praroman, Montévraz, Oberried, Zénauva,
Montécu et Bonnefontaine, qui jusqu’alors étaient des annexes de la paroisse
d’Ependes. On constate donc que
le territoire de la Commune actuelle est proche de celui de la paroisse de 1644.
Depuis, Bonnefontaine et Montécu se sont érigé en paroisse en 1888, avant de
fusionner cent ans plus tard, en 1989. Ce sont là quelques
éléments historiques, que je compléterai en citant 3 sites intéressants de
notre région. Tout d’abord
l’institut
les Peupliers, aujourd’hui home pour personnes âgées et institution éducative
spécialisée, et qui se trouve sur le secteur Oberried. Les premières mentions
du domaine remontent à 1628 – 1630. Le domaine fut acquis en 1875 par Jacques
Chassot de Treyvaux puis par l’Abbé Biolley. Dès 1886, la bâtisse abrite la
société « Ferme-école de la Sainte Famille ». Un nouveau corps de
bâtiments est érigé comprenant salle de cours, chapelle et école. La
construction de Grangeneuve vers 1900, vit le site se transformer en institut
pour jeunes filles occupé par les sœurs de la Sagesse jusqu’en 1986. Je
citerai ensuite le château de la Riedera, à Essert. Cette superbe bâtisse fut
érigée au début du XVIIème siècle par les ancêtres de la
famille de Gotterau, noble famille fribourgeoise. A l’exception de l’écurie
aux chevaux, l’ensemble des bâtiments devrait avoir été achevé vers 1639. Je
terminerais par la tuilerie du Mouret, en précisant toutefois que cette dernière
se trouve en fait sur le territoire de la commune de Ferpicloz. C’est
en 1626 que le Baumeister Hans Peter Schröter proposa la construction de la
tuilerie du Mouret. Le fond argileux était déjà exploité à l’époque
romaine. Cédée
par l’Etat à la commune de Fribourg en 1803, la tuilerie fut agrandie à
trois étages vers 1839. Entre 1867 et 1880, l’établissement fut vendu à
plusieurs reprises. En 1892, elle occupait 25 employés et produisait 600'000 pièces
par années. La tuilerie cessa toute activité en 1963, après avoir été
exploitée durant plus de 150 ans par la famille Gasser. Comme vous avez pu le
constater, les liens qui unissant nos 6 communes ne sont pas de hier. Tout
s’articulait autour du nom d’un lieu-dit auquel chacun pouvait
s’identifier : Le Mouret. Les
sociétés locales portent d’ailleurs depuis bien longtemps ce nom, puisque
nous fêtons par exemple cette année le 60ème anniversaire du Club
Sportif Le Mouret, mais il existe également un FC Le Mouret, un club des
lutteurs Le Mouret, un moto-club Le Mouret, un HC Le Mouret etc. Depuis de nombreuses années,
nous avons appris à nous connaître, à nous côtoyer sur le plateau du Mouret.
Un premier projet de fusion avait été lancé il y plus de quinze ans, qui
n’avait pas abouti parce que peut-être pas suffisamment mûri. Nous avons donc continuer à
vivre en voisin, nous regroupant à l‘occasion pour la réalisation en commun
de grands projets tels que centre sportif, déchetterie, pompiers etc. En 1996, l’idée de mariage fût
donc tout naturellement remise sur le tapis, bien vite appuyée par le décret
encourageant les fusions de communes voté en novembre 1999. Dans un
premier temps, la commune de Ferpicloz participa aux discussions, mais sorti
rapidement du projet. Après diverses séances et
autres tables rondes, un sondage auprès de la population à été lancée en
mai 2001. Le résultat en fût sans équivoque, exception faite de Zénauva,
puisqu’au total ce sont 686 citoyens qui se sont montrés favorables à une étude
de fusion, alors que 143 avis contraire s’exprimaient. L’étude d’une fusion à 6
à donc été lancée et des groupes de travail créer. Le résultat de ces
analyses approfondies ont pu être présentés aux citoyens lors d’une séance
d’information le 4 juin 2002, suivi le 13 juin par le vote historique où la
convention proposée dans les différentes assemblées a été largement acceptée,
par plus de 75% d’avis favorables.
Dès lors le mariage était acquis, et le Conseil nouvellement constitué, fort de 9 membres, a repris les rennes de cette nouvelle entité politique le 1er janvier 2003. Texte du décret soumis au Grand Conseil Thierry Ackermann, syndic La commune a donc toute son histoire devant elle. Si vous désirez en savoir plus sur l'histoire de notre région, visitez le site : Sodemo
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